- Couverture souple – 164 pages
- Editeur: Tempus Fugit
- Langue: Français
- Format: 16cm x 22.2cm
- ISBN: 978-2959072024
Sorti en octobre 2026
Préface par Pierre de Vallombreuse
L’idée d’un livre dans lequel je partagerais des anecdotes de visites me vient en 2018. Je commence alors à en écrire quelques-unes : celles sur le théâtre à Cuba, les cimetières de trains en Hongrie et de voitures en Suède, la scierie à Taïwan, le palais au Portugal et l’hôtel au Japon. Quand Valérie Dumeige, la directrice éditoriale des Éditions Arthaud, me contacte fin 2020, je suis sur le point de passer à la piscine en Italie (page XX de ce livre). Elle me propose de publier Urbex Monde, un livre présentant, en photos, mais surtout avec des récits, les trente-cinq sites abandonnés que je considère les plus beaux et les plus intéressants à travers la planète. À ce moment-là, je suis déjà dans l’optique de créer Jonk Éditions (rapidement rebaptisées Éditions Tempus Fugit) mais Arthaud étant une maison d’édition prestigieuse, j’accepte. Les six lieux précédemment cités faisant partie des trente-cinq, je décide de les offrir à Urbex Monde.
En parallèle, et pendant les confinements successifs, je priorise un autre projet : Après l’Hiver. Ce livre demande de nombreux échanges avec Amélie Gressier qui en assure la rédaction, et rien de tel qu’une période où nous sommes tous les deux entièrement disponibles pour avancer.
Urbex Monde et Après l’Hiver sortent en 2022. Pour autant, je n’ai jamais cessé d’écrire, de temps en temps, une anecdote de visite. Déjà pour ne pas oublier certains détails, mais aussi parce que j’ai toujours en tête mon projet Urbex Stories, qui n’a d’ailleurs pas encore de nom.
Nous arrivons en 2023, année qui marque les dix ans de ma pratique de la photographie de lieux abandonnés. Cette étape se doit d’être célébrée par un ouvrage bilan qui paraît cette année-là. C’est ainsi que naît Le Monde Perdu, best of d’une décennie de friche organisé par grands thèmes : religieux, médical, industriel, etc. mais aussi par sujets qui me touchent particulièrement : les textures, les formes, les perspectives, les escaliers…
Un Naturalia, mon travail principal, sortant tous les trois ans, c’est en toute logique qu’après un premier volume en 2018 et un deuxième en 2021, le troisième doit sortir en 2024.
Il faut ensuite choisir qui d’Urbex Black & White ou d’Urbex Stories sortira en premier. J’opte pour le livre en noir et blanc qui contient moins de textes, me laissant ainsi plus de temps pour écrire ceux d’Urbex Stories. Quelques anecdotes sont prêtes mais l’essentiel reste à faire. Il me faut donc replonger dans mes archives et ma mémoire, certaines visites datant de près de 10 ans, pour présenter ce que je souhaiterais être un voyage à mes côtés dans le monde des lieux abandonnés.
Depuis le printemps 2025, certains ont la chance de pouvoir m’accompagner en friches lors de mes Urbex Tours. Sur des périodes de quatre jours et par petits groupes de quatre personnes, je propose une immersion dans mon activité de chasseur de ruines. Ce livre est une manière d’emmener plus de monde avec moi dans l’univers si particulier, si intriguant, et si effrayant pour certains, de l’urbex.
Avec Urbex Stories, je voudrais faire découvrir ce qui se cache derrière mes photos. Que ce soit à travers la recherche de lieux, les voyages, les approches sur place mais aussi le post-traitement ou la vie d’un photographe, j’ai essayé de sélectionner des histoires qui donnent au lecteur un panorama complet de mon univers. Bien sûr, l’essentiel des histoires se focalise sur les visites elles-mêmes et ce qu’elles ont pu apporter de péripéties. De la rencontre avec un propriétaire ou un agent de sécurité à celle avec un chien de garde ou des animaux sauvages, en passant par des expériences avec des armes ou des accidents physiques frôlés de justesse, il se passe bien des choses derrière une image vue sur les réseaux sociaux, dans des livres ou des expositions.
Tout cela ne représente qu’une partie des vingt histoires racontées ici, je laisse la surprise pour le reste. Spoiler alert néanmoins, on trouvera une référence à American History X qui me fait encore froid dans le dos, des russes fort peu sympathiques rencontrés en Italie, un coup de poing, une prostituée, une alarme, du matériel cassé, du racisme, bref de quoi donner envie de m’accompagner dans mes Tours !
À travers ce livre, j’espère aussi communiquer mon goût pour les vieilles pierres, partager ma passion pour ce spectacle du temps qui passe et qui laisse une trace sur tout. Ce cachet de l’usure, de la décadence, ces marqueurs du temps qui a passé que je ne cesse de citer mais que je vais écrire à nouveau ici : le fer rouillé, la peinture écaillée, la poussière, le verre cassé et bien sûr la nature qui revient, créent des décors fabuleux. Pour moi en tous cas, et je l’espère pour vous aussi quand vous refermerez ce livre.
Bonne lecture et bonne immersion dans mon univers !


