Urban Jungle

 

« Chaque coup de pinceau est comme un jour qui est passé…Une semaine…Un mois…Une année…»

 

Jonk est passionné d’arts urbains depuis qu’il les a découverts à Barcelone en 2004. Ils deviennent tout de suite son premier sujet photographique, puis, la raison pour laquelle il commence à s’aventurer dans les lieux abandonnés. A force d’interactions avec toutes sortes d’acteurs de ce milieu, il passe naturellement de l’autre côté de l’objectif. Il commence alors à peindre en friche, principalement des lettrages de son nouveau blaze « Jonk », et à coller ses photos de voyage stylisées dans les rue de Paris. Absorbé par les voyages « urbex » et par un travail très prenant, cette période dure à peine deux ans en 2013/2014. A partir de ce moment, Jonk accorde tout son temps libres à la photo de friche. En 2018, il quitte même son travail pour en faire son activité principale.

Mais ces arts urbains qui l’obsèdent tant ne l’ont jamais vraiment quitté. Il voit quotidiennement son stock de bombes dont il n’a jamais pu se séparer ainsi que le matériel de collage qui encombre encore son appartement parisien. Il a toujours su qu’il y reviendrait tant tout cela fait partie de lui. Ainsi, avec le temps, il murit un projet à la croisée de ses images de friches, sa passion pour ces arts urbains et sa conscience écologique. Fin 2018, il a l’idée de la série Urban Jungle qui mettra prêt de deux ans à voir le jour. 

Dans cette série, Jonk utilise les photographies de sa série Naturalia : Chronique des ruines contemporaines porteuse d’un message fort : La Nature est plus forte, et quoi qu’il advienne de l’Homme, Elle sera toujours là. Il les imprime sur toile avant de les retravailler avec des collages et de la peinture. Pour approfondir cette idée de réappropriation de la Nature, Jonk ajoute à ses photos des animaux sauvages découpés et collés. Cela ne lui semble pas suffisant et il veut aller encore plus loin dans cette nouvelle dimension plastique qu’il donne à son art. Alors il ajoute également de la peinture à ses toiles, sur les bords et certains éléments centraux de l’image, pour figurer la disparition des lieux. Ainsi, quand l’Homme part, la Nature revient par les plantes et les animaux, et avec le temps, ce qu’il a construit disparait.

Cette série se veut optimiste. Elle cherche à faire prendre conscience au spectateur que l’Homme n’est rien. Que la Nature est tout.

Cette première œuvre est un prototype d’une série de 10 photos différentes avec chacune une espèce animale différente.

Photographie digitale imprimée sur toile de 60x90cm, collage et acrylique. Scan haute définition.